Libération de Bob RUGURIKA

bobAu Burundi, la mobilisation pour la libération du directeur de la plus populaire des radios du pays, la RPA, ne faiblit pas. Ses partisans étaient nombreux mardi autour du palais de justice de Bujumbura. Bob Rugurika est en prison depuis plus de deux semaines, notamment pour « complicité d’assassinat » de trois religieuses italiennes en septembre 2014. Une manifestation alors que l’on attend ce mercredi une décision de la justice sur son maintien ou non en détention.

Tout le monde retient son souffle ce mercredi matin au Burundi. Les journalistes et la société civile, et même une bonne partie de la population, tous sont suspendus à la décision que doit annoncer les juges du tribunal de grande instance de Bujumbura aujourd’hui sur le maintien ou non de Bob Rugurika en prison.

Le directeur de la RPA a été arrêté sur mandat du procureur de Bujumbura pour complicité d’assassinat, manquement à la solidarité publique et violation du secret d’instruction. Il en a rajouté un quatrième par la suite : le recel de malfaiteur.

Le procureur burundais exige de Bob Rugurika qu’il lui livre l’homme qui a reconnu sur sa radio avoir tué de ses mains l’une des trois religieuses italiennes. Le directeur de la station RPA assure de son côté qu’il ne l’a pas gardé sous sa responsabilité après l’avoir enregistré.

Ce bras de fer a lieu alors que Bujumbura est soumis à des pressions inégalées. La mobilisation est quasi quotidienne au Burundi, et sur le plan international, les grandes organisations des droits de l’homme et des médias, l’Union européenne et les Etats-Unis demandent sa libération. L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Samantha Power, y est même allée d’un tweet. Et même si le pouvoir burundais clame à tous vents que c’est à la justice de décider en toute indépendance, personne n’est dupe ici. Tous savent que la décision sera politique.

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